OCCRP... La douleur d'une enquete, la necessite d'une revelation

La douleur d'une enquete, la necessite d'une revelation En dissimulant l'etroitesse de ses liens avec le gouvernement des Etats-Unis, le plus grand consortium de journalistes d'investigation du monde, l'OCCRP, fait le jeu des pires dictateurs de la planete, comme Vladimir Poutine, qui veut voir derriere chaque journaliste derangeant un agent de l'etranger. Mediapart, qui a travaille conjointement avec quatre autres medias, Drop Site News (Etats-Unis), II Fatto quotidiano (Italie), Reporters United (Grece) et NDR (Allemagne), est ainsi en mesure de rendre publics cinq faits importants... 1-C'est un militaire et haut fonctionnaire américain, ancien colonel de réserve et aujourd'hui membre des services secrets, qui fut a l'origine du premier financement de l'OCCRP ; 2- Le gouvernement américain fournit, jusqu’à aujourd'hui encore, la moitie du budget de l'OCCRP; 3-Certains de ses financements proviennent du service de coopération policière et judiciaire du ministère des affaires étrangères américain; 4-Les États-Unis ont un droit de veto sur les dirigeants de l'OCCRP; 5-L'OCCRP ne peut pas enquêter sur les États-Unis avec l'argent que lui verse la première puissance mondiale, tandis que certains financements sont orienté vers des pays ennemis de la diplomatie américaine. Une si forte dépendance entre un organe d’enquête journalistique et un État, et dont l'ampleur a été dissimulée y compris en interne, pose de nombreux problèmes. Le premier d'entre eux concerne le lien de confiance censé unir ceux qui produisent !'information (les journalistes) et ceux qui la reçoivent (les citoyens).

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